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    Corée du Nord. Trump convoque les sénateurs à un « briefing »

    Corée du Nord. Trump convoque les sénateurs à un « briefing »

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  4/24/2017 07:05:00 PM

    La Maison-Blanche à Washington
    La situation tendue entre la Corée du Nord et les États-Unis pourrait prendre un nouveau tournant cette semaine alors que le président américain va rencontrer les sénateurs dans une rare rencontre de sécurité nationale. Explications.

    par Alexandre Gagné

    Ce mercredi 26 avril l'administration Trump organise un rare « briefing » de sécurité nationale à la Maison-Blanche pour l'ensemble du Sénat sur la crise avec la Corée du Nord.

    L'information a été confirmée par des hauts fonctionnaires du Sénat aux agences de presse et aux médias américains, dont CNBC.

    Les 100 sénateurs américains ont été invités à la Maison-Blanche pour une séance d'information menée par le secrétaire d'État Rex Tillerson, le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, le directeur des renseignements nationaux, Dan Coats et le général Joseph Dunford.

    Selon plusieurs observateurs de la politique américaine, il est inhabituel que l'ensemble des membres du Sénat d'aller à un tel événement à la Maison-Blanche et impliquant, au surplus, les plus hauts responsables de l'administration du pays.

    Washington est préoccupée par les tests nucléaires et antimissiles de la Corée du Nord et les menaces d'attaquer les États-Unis ainsi que ses alliés asiatiques.

    La rencontre de mercredi doit avoir lieu à 15 heures, heure de Washington (21 heures à Paris).

    L'agence Reuters affirme que la Maison-Blanche travaillerait actuellement à organiser une rencontre similaire pour les 435 membres de la Chambre des représentants.

    Pour l'heure aucune autre information sur le contenu de la rencontre n'a été communiquée.

    Cette rencontre pourrait viser à mettre de la pression sur la Corée du Nord pour montrer que les États-Unis se mobilisent et préparent, peut-être, une intervention.

    Le président Trump a déjà affirmé vouloir en découdre avec Kim Jong-Un.


    [Grand format] - Portugal. À la découverte de Lisbonne

    [Grand format] - Portugal. À la découverte de Lisbonne

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  4/14/2017 05:11:00 PM

    Lisbonne, Portugal
    Avec son demi-million d'habitants, Lisbonne au Portugal est devenue une destination touristique prisée où il fait bon vivre. Avec le retour des beaux jours ce mois-ci, la ville au climat méditerranéen reprend graduellement vie. Une belle occasion de partir à sa découverte, mais auparavant une tranche d'histoire s'impose. Récit.

    par Alexandre Gagné à Lisbonne

    L'histoire du Portugal est très ancienne. Depuis très loin dans la préhistoire, la péninsule ibérique qui comprend aussi l'Espagne, a été occupée par différents groupes de population indo-européenne et notamment les Celtes et les Lusitaniens.h

    Puis, au 3e siècle avant notre ère commune, soit entre -218 et -206, les Romains chassent du territoire qu'ils appellent l'Hispanie, les Carthaginois qui occupaient cette région méditerranéenne. À ce moment, Lisbonne s'appelle Olissipo en grec ancien, mais la ville est rapidement rebaptisée Felicitas
    Julia quand elle intègre (de force) l'empire romain en devenant un pôle important de la province de Lusitanie (voir encadré ci-contre).

    Comme la ville est souvent menacée par des attaques, une muraille sera construite pour protéger la population. Les Romains vont contribuer à son développement en faisant ériger de nombreux édifices, comme un grand théâtre, des thermes, plusieurs temples et une grande nécropole sous l'actuelle place de Figueira, dans le centre de la ville.

    Le commerce prend alors son envol et sera florissant pendant plusieurs siècles, mais au début des années 400 de notre ère, les barbares commencent leurs incursions. Lisbonne sera attaquée par différents groupes avant de passer sous contrôles des Suèves puis des Wisigoths jusqu'en 714 quand la ville est prise d'assaut par les Maures en provenance du nord de l'Afrique.

    La Reconquista


    En 858, il y aura bien une attaque des vikings où, pendant 13 jours, la ville est pillée, mais l'influence musulmane se fera sentir dans toute la péninsule jusqu'à la Reconquista de 1147 où les chrétiens reprendront finalement possession de la ville après d'effroyables affrontements le 1er novembre de cette année-là.

    Cette Reconquista est un élément important dans l'histoire de Lisbonne. Elle a été menée par Afonso Henriques, jeune duc du Portugal établi à Porto qui s'était autoproclamé roi en 1139 avant de lancer l'offensive contre les Maures.

    Puis, après des années de reconstruction et de réorganisation, le Portugal commence à émerger. Le rétablissement des liens commerciaux avec les autres ports importants de la Méditerranée permet de relancer l'économie sans compter que les progrès de la navigation font de l'endroit un pôle important du secteur maritime si bien qu'en 1255, Lisbonne devient la capitale du nouveau royaume.

    Mais la vie n'est pas facile. Lisbonne sera à nouveau attaquée en 1373 par les Castillans. La ville connaîtra de nombreux séismes dévastateurs, des famines et perdra la moitié de sa population lors de la Peste noire de 1348.

    Remise partiellement de cette terrible épidémie, de nouveaux accords commerciaux avec Venise et Gênes stimulent la croissance économique. Dans le même temps, de nouveaux nobles érigent des palais dans le quartier de Santos. Les premiers immeubles à logements de cinq étages sortent de terre.

    Les grandes découvertes


    À partir des années 1400, les progrès en astronomie et en cartographie rendent possibles l'exploration du monde et le Portugal y prend part activement. On découvre successivement les Açores, Madère et le golfe de Guinée sous l'impulsion d'Henri le navigateur, ce mécène qui n'a jamais pris la mer.

    En août 1487, sous les ordres du roi Jean II, le navigateur Bartolomeu Dias lance une expédition pour trouver une nouvelle voie d'accès vers les Indes, afin d'éviter les lourdes taxes imposées par les populations musulmanes sur la route terrestre des épices.

    Non sans peine, Dias réussi à passer le Cap de Bonne-Espérance, en Afrique du Sud, mais une rébellion de son équipage le force à rentrer d'urgence à Lisbonne. 10 ans plus tard, Dias va tenter à nouveau de rejoindre les Indes, mais cette fois l'expédition est dirigée par Vasco de Gama. Le 8 juillet 1497, 200 hommes sur quatre navires quittent le port, près de la tour de Belem. De Gama arrivera aux Indes en mai 1498.

    Entre-temps, en octobre 1492, Christophe Colomb arrive sur la Ñina dans les Caraïbes avant de rentrer en Europe, mais pris dans une tempête, l'équipage perd le cap et le 4 mars 1493, Colomb débarque à Lisbonne. La population se précipite sur place pour voir les Indiens qu'il a ramené. Colomb connait bien la ville pour l'avoir fréquenté plus jeune puisque son frère, Bartolomeo, y est installé comme cartographe.

    En mars 1500, c'est autour de Pedro Álvares Cabral de se lancer à l'aventure dans l'Atlantique. Mettant le cap à l'ouest, la flotte va découvrir le Brésil le 22 avril.

    Lisbonne sous domination espagnole


    Avec ces découvertes et les nouveaux liens économiques qui s'établissent, Lisbonne devient une des villes les plus riches du monde devenant même le centre des relations entre l'Occident et l'Extrême-Orient. Mais dans la seconde moitié du siècle, la situation se dégrade. L'épidémie de peste de 1569 va décimer le tiers de la population sans compter les ravages que va faire l'Inquisition.

    Affaiblie socialement et ayant subi des revers lors de conflits maritimes, le Portugal se voit réunit sous la couronne espagnole en 1598 avec l'accord de la noblesse portugaise. Lisbonne décline. La population chute.

    Il faut attendre à 1640, pour assister à une nouvelle révolte. Un groupe de conspirateur, appuyé par le Cardinal Richelieu en France, vont reprendre possession du palais du gouverneur et proclamé roi Jean IV (Dom João), dit Jean le Restaurateur.

    Les années de la Restauration ne seront pas roses. L'influence de l'Église sera forte. Un climat rigide et conservateur plane sur la ville qui va, malgré tout, grandement profiter des découvertes aurifères au Brésil. Mais une nouvelle fois, le développement de la ville sera interrompu par le grand tremblement de terre de 1755.

    Crises politiques à répétition


    Ce séisme sera cependant l'occasion d'une grande relance. L'Église perdra du terrain et la ville sera reconstruite selon de nouveaux plans. Le 19e siècle permettra à Lisbonne de se moderniser avant une nouvelle succession de turbulences politiques dans les années 1900.

    Mise en place de la République, dictature de Franco, fin de la monarchie, révolte de la ville, dictature militaire puis régime autoritaire de Salazar. Il faut attendre au 25 avril 1974 et la révolution des Oeillets pour qu'un coup d'État militaire renverse la dictature en place depuis 1933 et restaure la démocratie dans le pays sous l'égide du Parti socialiste de Mário Soares.

    Lisbonne reste aujourd'hui une ville dynamique. Malgré un lourd héritage, la population regarde vers l'avenir et laisse au fado, les notes de sa mélancolie.





    Les États-Unis larguent une bombe de 10 tonnes en Afghanistan

    Les États-Unis larguent une bombe de 10 tonnes en Afghanistan

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  4/13/2017 01:06:00 PM

    La bombe testée en 2003
    Pour la première fois, les États-Unis ont eu recours à une bombe de forte puissance dans leur lutte contre le groupe armé État islamique dans l'est de l'Afghanistan. Explications.

    par Alexandre Gagné 

    Surnommée la « mère de toutes les bombes », la GBU-43/B est une bombe de destruction massive par souffle. L'engin de 10 tonnes est guidé par GPS et par un gyroscope. Avec un tel poids, seuls des avions de transport, des Hercules C-130 notamment, sont en mesure de la larguer.

    Via Google Maps
    Cette bombe a été testée pour la première fois en 2003 par l'armée américaine qui en possède 16 autres exemplaires.

    Aujourd'hui, l'armée américaine a indiqué que sa Massive Ordnance Air Blast Bomb a été larguée à 7 heures, heure locale en Afghanistan, et qu'elle visait des tunnels et des membres de l'État islamique dans le district d'Achin.

    L'armée tente actuellement d'évaluer les dégâts sur le terrain.

    En 2007, la Russie avait annoncé avoir, de son côté, testé une bombe jusqu'à 4 fois plus puissante que celle des États-Unis.

    avec agences et presse américaine


    Corée du Nord - Le point sur les dernières informations

    Corée du Nord - Le point sur les dernières informations

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  4/12/2017 06:46:00 PM

    La Corée du Nord qui annonce un « gros événement » et les États-Unis qui croient que Pyongyang se prépare à un nouvel essai nucléaire. Voilà, les dernières informations entourant la crise entre le régime de Kim Jong-Un et Washington. Le point.

    Par Alexandre Gagné à Montréal
    ** Mise à jour en fin d'article

    C'est en milieu d'après-midi, heure de Montréal (début de soirée ce mercredi, heure de Paris) que la Corée du Nord a avisé la presse internationale, qui se trouve à Pyongyang pour assister aux célébrations du 105e anniversaire de naissance du père fondateur de la nation, Kim Il Sung, de se préparer pour un « gros et important événement », ce jeudi, heure nord-coréenne.

    L'information a été diffusée sur le fil de presse de l'agence Reuters.

    Aussitôt, elle a été reprise par plusieurs médias à travers le monde, dont la BBC.

    Via Twitter

    Pour le moment, rien n'a filtré sur cet événement. Nathan J. Hunt qui couvre le secteur de la défense suit la situation de près et a retweeté la photo d'un journaliste grec .

    Via Twitter


    Il semble que des journalistes présents dans la capitale nord-coréenne -- ils sont en tout environ 200 -- ont été invités à assister à cet événement, mais on n'en sait toujours pas plus. Au petit matin, heure nord-coréenne, les journalistes ont été amenés à bord de minivans vers un stationnement où des autobus les attendaient.

    Les journalistes ont été invités à laisser derrière eux leur téléphone mobile, ordinateur, équipement de reportage et briquets. Sans aucun moyen de communication, il y aura un délai évident avant l'obtention de nouvelles informations sur cette « visite ».

    Un site nucléaire en opération


    Des sources américaines, citées par Voice of America, affirment la Corée du Nord a placé un engin nucléaire dans un tunnel secret et qu'elle envisage de le faire détonner samedi. S'il est confirmé, cet essai serait le 6e depuis 2006. Le dernier remontait au 9 septembre 2016.

    Un des sites possibles où aurait lieu l'essai nucléaire, le site de Punggye-ri, est situé à 7h ou 8h de route de Pyongyang. Le site de Kusong est à 2 heures de route, ce qui en ferait une destination probable pour les journalistes invités à monter à bord d'autobus par le gouvernement nord-coréen.

    Selon le site internet spécialisé en affaires militaires 38north, des images satellites de ce 12 avril semblent confirmer qu'une activité intense se déroule sur le site nord-coréen de Punggye-ri.

    Le 9 avril dernier, la Corée du Nord avait appelé les étrangers à quitter la Corée du Sud en raison des risques élevés de « guerre nucléaire », avait rapporté la BBC.

    ++ Lire aussi: Corée du Nord. Le point sur les tensions avec les États-Unis

    Twitter s'enflamme...


    Via Twitter
    Les réseaux sociaux se sont enflammés à la suite de ces informations. Des rumeurs ont aussi circulé voulant que Pyongyang était en cours d'évacuation, mais aucune information crédible ou source sur place n'a accrédité cette nouvelle.

    [Mise à jour] - Il semble bien que l'annonce n'était en fait qu'un grand coup de relations publiques de la part de la Corée du Nord, selon les journalistes sur place.

    ++ À lire: Corée du Nord: comment Pyongyang a semé la panique




    Journalistes étrangers à Pyongyang à suivre sur Twitter:

    Mika Mäkeläinen, Jeremy Koh et Will Ripley de CNN

    Corée du Nord. Le point sur les tensions avec les États-Unis

    Corée du Nord. Le point sur les tensions avec les États-Unis

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  4/10/2017 10:36:00 PM

    Alors que les États-Unis durcissent le ton face à la Corée du Nord, le régime de Pyongyang promet déjà de réagir « à n'importe quel mode de guerre voulue par Washington ». Plus que jamais, une opération militaire américaine apparaît probable dans le nord de la péninsule coréenne. Décryptage.

    par Alexandre Gagné

    Dimanche 9 avril. Dans une dépêche de l'Agence France-Presse, un proche conseiller du président Trump affirme que le nouvel occupant de la Maison-Blanche veut « étudier toutes les options pour lever la menace ».

    Les options, Donald Trump les connait déjà depuis quelques jours. Un document lui a d'ailleurs été présenté par son Cabinet de sécurité nationale avant la visite du président chinois jeudi dernier. Selon NBC News, les États-Unis envisageraient de placer des missiles en Corée du Sud capables de porter une charge nucléaire, dans le but de dissuader Kim Jong-Un.

    Si cette stratégie est utilisée, les missiles pourraient être positionnés sur la base aérienne d'Osan, au sud de Séoul. Comme autre plan, Washington envisagerait tout simplement d'éliminer le dirigeant nord-coréen, mais ce plan pourrait se révéler difficile à mener en raison de l'impressionnant réseau de souterrains et de bunker sous la capitale nord-coréenne, selon le Mirror de Londres.

    Mais un ancien commandant de l'OTAN croit plutôt qu'une opération d'infiltration dans le pays, menée par des troupes spéciales américaines et sud-coréennes, seraient plus appropriées. Supervisée par la CIA, l'opération viserait à saboter ou faire exploser des infrastructures clés du pays, comme des ponts, pour bloquer tout mouvement de missiles mobiles.

    Un porte-avions dans la région


    Le porte-avions Carl Vinson
    Dimanche, Washington a annoncé l'envoi du porte-avion USS Carl Vinson et de sa flotte au large de la péninsule coréenne. Une annonce aux allures d'opération médiatique car le groupe naval était déjà dans le secteur depuis le mois de janvier pour des manoeuvres de routine. En cas de besoin, par contre, les États-Unis pourraient dépêcher sur place le porte-avions Theodore Roosevelt qui se trouve à la base militaire de San Diego.

    ++ En savoir plus: Le porte-avions USS Carl Vinson

    Après sa rencontre avec son homologue chinois Xi Jingping, le président Trump a déclaré que les États-Unis étaient en mesure « d'agir seuls » pour faire face à la menace nucléaire de la Corée du Nord.

    Que fait la Chine ?


    En soirée, ce lundi 10 avril, des informations ont commencé à circuler en provenance de la Corée du Sud. Selon le site d'actualités Chosun.com, la Chine aurait commencé à masser quelque 150 000 militaires près de la frontière nord-coréenne. La Chine avait exactement fait la même chose en 2003 pour parer à tout afflux de réfugiés alors qu'une importante famine frappait le pays.

    Une vidéo aurait circulé dans la journée montrant les manoeuvres, mais une intervention du gouvernement chinois aurait fait disparaitre la vidéo, selon certains blogues qui suivent la situation de près.

    Pour l'heure, la Chine s'est montrée bien peu bavarde et il est fort à parier que Pékin ne va pas s'impliquer dans une éventuellement intervention américaine en raison des liens étroits qu'entretiennent Pyongyang et Pékin.



    En Corée du Sud, cette escalade de tensions entre les États-Unis et la Corée du Nord se retrouve à la Une des journaux de ce mardi 11 avril. La population, bien qu'inquiète, semble prête à accepter la présence de missiles américains, voire de missiles nucléaires, sur son territoire si cela peut permettre de calmer les ardeurs du voisin nord-coréen.

    À voir la rapidité avec laquelle le président Trump a agi en Syrie, il faudra suivre de très près la situation car une action militaire contre la Corée du Nord n'est pas exclue. Elle semble même de plus en plus probable.

    En direct du #RAQ - La réalité augmentée à Québec

    En direct du #RAQ - La réalité augmentée à Québec

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  4/07/2017 08:45:00 AM

    Photo: A. Gagné
    La Semaine numérique de Québec se termine aujourd'hui par la tenue de la Première conférence en réalité augmentée. Le #RAQ à Québec, c'est plus de 200 participants qui profitent d'une journée d'échange sur cette technologie en développement. 

    ++Voici l'événement en direct. Mises à jour fréquentes durant la journée.

    par Alexandre Gagné

    Photo: A. Gagné
    8h00 - Arrivée des participants. Les organisateurs, Éric Harvey et Denis Boulanger du Centre en imagerie numérique et médias interactifs (CMMI), me disent que plus de 200 personnes sont inscrites à l'événement.

    Plusieurs firmes et entreprises spécialisées dans le domaine du numérique et de la réalité augmentée ont installée un kiosque pour présenter leur technologie et quelques projets.

    8h15 - Je découvre le kiosque de la firme « Réalisations inc. » installée rue Saint-Urbain à Montréal. C'est cette firme qui travaille avec Moment Factory à l'éclairage du pont Jacques-Cartier. « Réalisations inc. » s'occupe de la récolte des données et du traitement des informations pour moduler l'éclairage du pont en fonction de la météo, du trafic ou d'autres événements.

    Photo: A. Gagné
    À son kiosque, l'entreprise présente une table sur laquelle se trouve un grand tableau tactile virtuel où il est possible de cliquer pour sélectionner des contenus qui sont projetés sur un écran (image ci-contre). L'entreprise développe des contenus pour différents clients à travers le monde.

    Pour Desjardins à Lévis, ils ont conçu une table interactif sur le mouvement Desjardins.

    Pour créer son interactivité, « Réalisations inc. » utilise de gros projecteurs ainsi qu'un appareil de détection de mouvements. Le vice-président, Daniel Labonté, explique qu'il est aussi possible de rendre n'importe quelle surface interactive, voire le plancher sous nos pieds.

    Les possibilités d'un tel outil sont immenses pour rendre ludique des apprentissages et plus accessible de l'information.

    Photo: A. Gagné
    8h30 - Je m'arrête à un kiosque où je remarque des images de mon coin de pays. Sur un petit moniteur, le sous-marin Onondaga qui est exposé au Musée de la mer de Pointe-au-Père, à Rimouski.

    L'ingénieur Jérémie Kaltenmark, du Centre de développement et de recherche en imagerie numérique, m'explique qu'ils ont filmé le sous-marin afin de créer une expérience augmentée pour les visiteurs. Ces derniers après la visite de l'intérieur peuvent poursuivre leur exploration du sous-marin à l'aide de leur appareil mobile.

    Une couche d'information vient se superposer à l'image pour enrichir la visite. Un produit à essayer lors de votre prochaine sortie dans le Bas-Saint-Laurent.


    8h45 - Il y a un peu de retard. La conférence d'ouverture va débuter plus tard.

    9h00 - La conférence débute par une vidéo souvenir... «Au-delà du réel» c'est le thème, mais c'est aussi une ancienne série télévisée...



    9h15 - La première conférence débute. Awane Jones est le président de Zone 3 Virtual reality (VR) et fondateur de Merchlar une nouvelle compagnie montréalaise spécialisée dans la réalité augmentée. Jones explique s'être heurté à des portes closes quand il a démarré sa compagnie et qu'il a souhaité obtenir un appui financier. Après un premier projet et l'amélioration de son plan d'affaires, il a réussi à se faire connaître et avoir enfin la reconnaissance recherchée.

    Photo: A. Gagné
    ++ À voir: Les projets de Merchlar

    Jones affirme que 9 compagnies sur 10 ne sont pas prêtes à faire face à la révolution techno qui est en cours. Au plan marketing, il explique que les stratégies pour rejoindre les jeunes ne sont clairement plus les mêmes que pour atteindre les baby-boomers.

    À retenir pour les jeunes entrepreneurs dit Awane Jones: « plus votre produit est spécialisé, plus vous devrez l'exporter ». Il estime que les entreprises peuvent compter sur de nombreux cerveaux qui sortent à chaque fin de session des cinq universités québécoises.

    9h50 - Denis Boulanger et Éric Harvey du Centre d'imagerie numérique et médias interactifs (CMMI) font le point sur les recherches en cours.

    Denis Boulanger explique que la réalité augmentée ne date pas d'hier. Un exemple, la fameuse ligne jaune au football qui permet de suivre le porteur de ballon lors de la télédiffusion des matchs. M. Boulanger fait un bref historique et explique ce qu'est la réalité augmentée.

    Photo: A. Gagné

    De son côté, Éric Harvey expose les différentes technologies utilisées et notamment les lunettes HoloLens de Microsoft qui présentent, selon lui, un fort potentiel. Il parle de quelques projets menés, comme le développement d'une modélisation de l'épave de l'Empress of Ireland qui a coulé au large de Sainte-Luce le 29 mai 1914 faisant 1012 victimes.

    Il montre aussi une application que les sommeliers vont aimer. Il s'agit d'appliquer une couche d'information sur les bouteilles de vin ou dans la cave à vin. Ainsi, il devient possible d'avoir un détail complet du contenu d'une bouteille et des propriétés du vin.

    Le CMMI travaille aussi avec CAE Santé sur le projet de simulateur diagnostique, un outil de  formation en soins de santé où les étudiants apprennent à ausculter un malade avec une paire de HoloLens.

    Les villes augmentées


    Photo: A. Gagné
    10h15 - La conférence de Sylvie Daniel de l'Université Laval qui vient faire le point l'usage de la réalité augmentée en extérieur et notamment dans un cadre urbain.

    D'emblée, Mme Daniel explique qu'on retrouve beaucoup de projets en réalité augmentée dans le cadre de projets de reconstitution historique. «Voir les villes dans la passé en déambulant dans une ville», explique-t-elle. Un bel exemple de ce concept, c'est Montréal en Histoires qui a utilisé l'environnement urbain pour son projet.

    Sylvie Daniel lance un message aux autorités municipales. Il faut, dit-elle, prévoir désormais construire des infrastructures urbaines qui intègrent les éléments permettant la réalité augmentée car, ajoute-t-elle, cela représente un fort potentiel économique. « Mais nous en sommes pas encore là », regrette-t-elle.

    Photo: A. Gagné
    Exemples du bénéfice de la réalité en zone urbain. Dans le domaine de la construction, il est possible d'utiliser la réalité augmentée pour visualiser l'impact qu'aura un bâtiment dans l'environnement urbain avant même que le projet soit complété. Pour des entrepreneurs ou des villes, la réalité augmentée permet de visualiser les infrastructures souterraines avant d'excaver ici ou là, grâce aux données et marqueurs de géolocalisation disponibles. On pourrait utiliser cette technologie pour visualiser le passage d'une ligne de métro, projet qui a d'ailleurs été réalisé en Europe.

    Photo: A. Gagné
    Sylvie Daniel donne aussi d'autres exemples d'utilisation en extérieur, comme avec le jeu La compagnie australienne Maptek utilise la réalité augmentée pour offrir des solutions à des entreprises minières. Il y a aussi le projet de la firme Miralupa où une modélisation 3D d'un lieu a permis la reconstitution historique de bâtiments.
    Ingress, précurseur de Pokemon Go où géolocalisation est très présente.

    10h45 - La pause est bienvenue!

    11h00 - C'est autour de Mathieu Benoit d'Arcane Technologies de venir partager son expérience dans un domaine où il faut savoir dépasser le stade du « hype » pour que les technologies soient adoptées par la masse.

    Après 10 ans de développement, M. Benoit pose la question: «la réalité augmentée, c'est parti, y'a-t-il un marché ? Une vague ? ». Oui, dit-il, parce qu'on voit que des géants, comme Google et Microsoft s'y intéressent.
    Photo: A. Gagné

    La réalité augmentée, selon lui, intéresse le grand public. Il cite l'utilisation de Google Translate qui permet facilement du traduire des affichages et du texte à partir de son appareil photo. Il donne aussi l'exemple de Snapchat où les jeunes aiment bien se mettre en scène avec des calques variés.

    À Québec, Arcane a travaillé avec le Musée de la civilisation pour développer un périple au coeur de la colonie à l'époque de la Nouvelle-France.

    Mathieu Benoit voit beaucoup de possibilités dans le domaine des entreprises industrielles où la réalité augmentée permet aux employés de se former à de nouveaux outils, appareils ou façons de faire.

    Un participant à la conférence a question le fait que de nombreuses entreprises sont relativement méfiantes envers des solutions de réalité augmentée que des firmes leur présentent. On craint d'investir et les outils sont trop souvent associés au jeu.

    Des produits pour l'éducation ?


    Photo: A. Gagné
    11h32 - Harold Dumur, président de la firme d'OVA estime qu'après l'ère du PC, du web et du mobile, c'est maintenant le temps du « VR ».

    Pour les développeurs, ce qu'il faut mettre en place, estime M. Dumur, c'est un produit « full interaction» et « zéro instruction ».

    M. Dumur dit revenir d'une conférence sur la réalité virtuelle de Shenzhen en Chine. Selon ce qu'il a observé, les secteurs de l'éducation et du divertissement seront les domaines où la réalité virtuelle va progresser considérablement en Chine à l'horizon 2020, notamment grâce à des partenariats public-privé. Il estime que le marché chinois est de loin le plus intéressant actuellement...et ne voit, malheureusement, pas encore le Québec comme un marché d'avenir.

    Exemple d'une salle de classe en Chine

    En éducation, M. Dumur donne l'exemple d'un cours de chimie où l'enseignant, au centre de la classe,   est entouré des élèves portant leur casque de réalité virtuelle pour mener des expériences et réaliser différents apprentissages.

    Photo: A. Gagné
    12h00 - Autour des représentants de Frima Studio, Luc Beaulieu et Jean-Philippe Doiron, de venir présenter leur vision de la réalité augmentée dans le secteur du divertissement.

    Dans le passé, les jeunes utilisaient des objets physiques pour s'inventer des histoires, des mondes. Aujourd'hui, avec les appareils intelligents, il est possible de partir des mondes virtuels pour manipuler ensuite des objets physiques. Les conférenciers donnent l'exemple des nouveaux jouets de Disney ou d'autres firmes, les « smart toys » qui sont reliés par des puces RFID avec des applications. Une manipulation, un déplacement du jouet permet, dans l'application, de débloquer des niveaux de jeu.

    On présente ensuite les produits d'avenir, comme le VRcade, un casque léger qui permet de vivre de nombreuses aventures. Selon eux, le développement de jeux dans des environnements d' « hyper reality » créant une immersion totale constituent une voie d'avenir fort prometteuse. Exemple: les produits développés par la firme The Void.

    Avec des lunettes virtuelles, un enfant pourrait se livrer à différents jeux dans le salon familial. Avec une application sur sa tablette numérique, un parent pourrait suivre son enfant et voir l'action en temps réel, « une belle façon de rendre le jeu plus social », croit Jean-Philippe Doiron de Frima Studio.

    Démo d'un jeu en hyper reality


    12h45 - C'est l'heure du lunch.

    14h00 - Comment augmenter sa productivité grâce à la réalité augmentée et à la réalité virtuelle. C'est le propos de Bertrand Nepveu de Vrvana.

    Photo: A. Gagné
    L'entreprise montréalaise qu'il dirige depuis 10 ans compte aujourd'hui 18 employés, mais ce n'est que depuis deux ans que Vrnava s'intéresse à la réalité augmentée notamment avec son casque Totem. Il estime que cette technologie va changer le monde.

    Pourquoi ? Parce qu'elle facilite la formation, notamment dans le secteur de l'industrie manufacturière qu'il donne en exemple. La réalité augmentée permet, dit-il, d'inclure des instructions pendant que le travailleur ou technicien est au travail.

    Dans le domaine militaire, son entreprise a visité un sous-traitant de l'armée américaine en Floride.  Pour former les agents spéciaux, la réalité augmentée portable (l'équipement est dans un sac à dos) permettrait d'aller la tâche de former des dizaines de personne. Les caméras que portent les agents ajoutent une couche d'informations sur l'ennemi ou son environnement.

    Un autre secteur en développement, selon M. Nepveu, c'est celui des simulateurs et notamment dans le domaine aérien.

    Protéger ses droits d'auteur...de code!


    14h25 - Avec l'arrivée de la réalité augmentée et virtuelle, la question de la propriété intellectuelle se pose de plus en plus. C'est le propos de Vincent Bergeron du cabinet Robic de Québec.

    Photo: A. Gagné
    D'emblée, M. Bergeron le dit. Les programmes, logiciels ou applications développés au Canada sont protégés par la Loi sur le droit d'auteur (LDA). Pourquoi? Parce que derrière ces outils, il y a des lignes de code, du texte, comme dans un livre. Pour lui, cette question est désormais un enjeu majeur dans l'industrie du numérique.

    Au Canada, rappelle-t-il, les oeuvres originales sont protégées quasi de façon automatique. Par contre, les données brutes ne sont pas protégées. C'est l'usage que l'on va en faire qui le sera.

    Quant à la période de protection des oeuvres et des droits, elle est actuellement de 50 ans au Canada. Bientôt, à la suite d'une entente avec l'Union européenne, cette période passera à 70 ans avant que l'oeuvre ne passe dans le domaine public.

    Dans une entreprise en démarrage, qui est propriétaire du droit d'auteur? C'est une question à laquelle les entreprises doivent s'intéresser car il n'est pas rare de recourir à des employés temporaires ou des sous-traitants pour réaliser des projets. Or, dit Vincent Bergeron, les entreprises doivent prévoir faire signer une cession des droits à ces employés pour éviter des recours.

    Photo: A. Gagné
    15h15 - Le chercheur de l'Université Laval, Denis Laurendeau, aborde l'usage de la réalité virtuelle et augmentée couplée à des dispositifs physiques et électriques pour créer une expérience immersive.

    Le spécialiste présente différents outils qui peuvent servir dans des environnements virtuels. Premier cas: un gant pour manipuler des objets dans l'environnement virtuel. Ce n'est pas donné à tous d'avoir ce gant puisqu'il est vendu 20 000$ par main.

    Autre objet, le fameux Leap Motion qui peut être utilisé pour manipuler un tableau de contrôle. Le chercheur, qui travaille en numérisation 3D, a aussi présenté le rôle que peut jouer la réalité virtuelle pour la télé-manipulation de robots.

    15h45 - La pause de l'après-midi est apprécie des participants.

    16h05 - Le directeur de la recherche chez Bentley Systems, Stéphane Côté, estime que la réalité augmentée présente un grand potentiel pour faciliter la conception, la construction et la gestion des infrastructures civiles. C'est l'essentiel de sa présentation.
    Photo: A. Gagné

    Routes, aqueducs, égouts. réseau électrique, voilà des infrastructures qui pourraient trouver avantages à utiliser la réalité augmentée ou virtuelle, selon M. Côté. Par exemple, avec sa tablette, un employé municipal pourrait retrouver les informations cadastrales un superposition sur l'extérieur des maisons.

    L'expert est d'avis que les constructeurs de bâtiments devraient filmer et numériser la vue sans les murs afin de faciliter les réparations futures. Ainsi, avec des HoloLens, un entrepreneur pourrait ainsi « voir à travers » les murs pour accélérer l'accès au réseau électrique, gazier ou autre.

    Stéphane Côté croit aussi qu'en filmant à l'aide d'un drone --- ce que sa compagnie a fait --- des bâtiments en construction il serait plus facile de suivre leur évolution dans le temps ou de donner des perspectives nouvelles aux ingénieurs et architectes quand vient le temps d'ajouter un étage ou de faire des modifications à l'immeuble.

    Le spécialiste croit que l'éducation sera profondément transformée par la réalité virtuelle et augmentée. Selon lui, dans un avenir rapproché, il sera moins nécessaire d'aller à l'école sur une longue période de temps. L'apprentissage en continue pourra être possible à l'aide d'assistant personnel, sorte de prof 3D qui pourra enseigner, montrer et encourager le travailleur du futur. De cette façon, un travailleur qui n'a pas été formé pour une tâche précise trouvera désormais des réponses à ses questions.

    16h30 - Malgré la place que prennent les technologies, il ne faut pas oublier l'humain, dit maintenant Jean-Frédéric Réal de l'entreprise française Scalian.
    Équiper un opérateur de dispositifs intelligents portés sur soi, dotés d’afficheurs tête haute, de module de communication, de solutions d’interaction pour commander des transactions digitales, permet de lui construire une bulle digitale dans son environnement de travail réel. 
    Dans la mesure où l’opérateur lui-même a pu, caractériser les phases où il pouvait se sentir en difficulté, définir les informations et choisir des moyens d’interaction les plus naturels et les plus adaptés à son environnement, il sera alors possible de mesurer une augmentation de la réalité.
    17h00 - La dernière conférence de cette longue journée est celle de Luc Courchesne de la Société des Arts technologiques (SAT).

    C'est ici que se termine cette couverture de la journée fort enrichissante en innovation.



    Mastodon. Un nouveau réseau social concurrent de Twitter ?

    Mastodon. Un nouveau réseau social concurrent de Twitter ?

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  4/05/2017 05:23:00 PM

    Un nouveau réseau social vient d'émerger dans l'univers numérique. Apparu en octobre, Mastodon vient de prend son envol depuis quelques jours après que des médias européens et américains se soient intéressés à cette naissance. Le point.

    Par Alexandre Gagné

    Mastodon se pose en véritable concurrent de Twitter, tellement que depuis que le « buzz » a débuté, la valeur de l'action de l'oiseau bleu chute en bourse.

    L'action de Twitter est passée de 15,04$ US le 29 mars à 14,53$ US à la clôture de ce 5 avril.

    Chute de l'action de Twitter en bourse

    Qu'est-ce donc qui fait trembler Twitter ? Quel est ce nouveau réseau ? Pour vous le faire découvrir, voici un modeste reportage sur la naissance de ce qui pourrait devenir un véritable mastodonte du web:

    Via Youtube


    Pour aller plus loin sur le sujet, voici quelques ressources de référence:

    Débuter sur Mastodon: 9 questions pour tout comprendre  (Numerama)

    Mastodon: le nouveau Twitter ? (Geekzone)

    Mastodon. C'est quoi ce truc ? (Aldarone)

    Toute la presse en parle... (via Google Actualités)


    En manchettes...

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