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    #iPad17 en vrac

    #iPad17 en vrac

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  5/18/2017 08:22:00 PM

    Le Sommet du iPad en éducation est l'occasion pour les enseignants de la province de faire le point sur l'usage des outils numériques en classe, mais aussi d'en apprendre davantage sur les tendances et les nouvelles pratiques.

    Je vous propose ici le meilleur des tweets de la première journée de l'événement.

    Bonne lecture !

    Sommet du iPad en éducation: 5 ans déjà !

    Sommet du iPad en éducation: 5 ans déjà !

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  5/18/2017 10:19:00 AM

    Le Sommet du iPad en éducation fête ses 5 ans cette année. Lancé en 2012, un an après la sortie du iPad d'Apple, l'événement est devenu un incontournable dans le milieu de l'éducation. 

    par Alexandre Gagné

    Initié par Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication (TIC) en éducation, le Sommet du iPad est un rendez-vous de partage annuel pour la communauté de l'éducation. C'est un temps d'arrêt de deux jours pour faire le point sur l'avancement de la recherche dans le domaine, les nouvelles pratiques éducatives et l'intégration des technologies.

    Si les premières années ont été marquées par la difficulté d'intégrer les technologies et le débat sur la pertinence ou non des iPad en classe, voilà que les échanges portent maintenant davantage sur la  formation des enseignants et la transformation des pratiques dans un environnement figé par le temps.

    À l'occasion de la 5e édition, je vous propose ici, des extraits des deux conférences d'ouverture.

    Les inondations dans l'histoire du Québec

    Les inondations dans l'histoire du Québec

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  5/08/2017 04:39:00 PM

    Alors que le Québec connaît de graves inondations en ce printemps, voici l'occasion de revenir sur ce phénomène dans l'histoire de la province. Retour en arrière en quelques dates importantes.

    par Alexandre Gagné avec sources variées

    1642 - Inondation dans la jeune colonie de Ville-Marie (Montréal). L'eau monte jusqu'aux portes du fort en décembre de cette année-là. Paul de Chomedey promet à Dieu d'ériger une croix sur le Mont-Royal si les habitations sont épargnées. L'eau se retire. En janvier suivant, Maisonneuve exécute sa promesse.


    Courrier du Canada
    17 avril 1865
    1865 - C'est l'une des pires inondations de l'histoire du Québec. Elle survient le 12 avril alors que le fleuve entre en période de débâcle. Au total, 28 personnes perdent la vie dans les inondations. À Québec, de nombreux débris flottent sur le fleuve. «On voyait passer des meubles».


    1886 - Le 19 avril, Montréal se retrouve sous les eaux. Le journaliste David Girard de Radio-Canada propose ce récit de cet événement. On peut aussi relire ce reportage de Découverte ou cet autre article sur le sujet.


    1896 - Le 21 avril, la débâcle cause des ravages considérables à plusieurs endroits. «Le secteur Est de Saint-Georges-de-Beauce est partiellement détruit par des montagnes de glaces qui envahissent la 1re Avenue, défonçant les solages et renversant les maisons de bois».

    «Les ponts sont tous emportés, y compris le pont David Roy, seul lien entre l’Est et l’Ouest. Les fidèles doivent écouter la messe par-dessus la rivière».

    Inondation de l'hôtel McGuire en
    1896 à St-Georges en Beauce
    On signale de partout des dommages sérieux. Notamment à Sorel, Berthierville, St-Barthélemy et Ste-Anne de Sorel, Verchères, Varennes, où l’eau se répand à plusieurs milles à l’intérieur des terres.

    L'historien Jean Provencher a relevé, dans cet article, les dommages causés dans plusieurs villages.


    1912 - Nouvelle inondation majeure dans le secteur de Saint-George-de-Beauce.


    1913 - Pas de chance. La rivière déborde encore en Beauce. Nouveau désastre.


    1917 - C'est la catastrophe en Beauce. «La plus importante dans toute l’histoire de Saint-Georges. Tout débute par un orage d’une grande violence vers 13 heures le 31 juillet. Cet orage est suivi de 12 heures de pluies torrentielles et la rivière sort de son lit en plein milieu de la nuit. Le pont de la rivière Famine est emporté et rejoint 42 autres ponts et bâtisses qui s’écrasent contre le pont de Beauceville. Même le pont de fer est ébranlé et fermé à la circulation pendant plusieurs jours. Des maisons sont emportées, les récoltes sont perdues et de nombreux animaux périssent dans la rivière déchaînée».


    1928 - «La rivière Chaudière sort de nouveau de son lit et les glaces dévastent tout sur leur passage. Elles recouvrent la 1re Avenue du village Morency à la Station. Des sentiers sont taillés dans la glace pour que les gens puissent circuler à pied».


    1945 - Le 19 mars, les habitants de La Prairie et de la Rive-Sud du fleuve Saint-Laurent sont éprouvés par d'importantes inondations qui causent des dégâts majeurs, selon le journal La Presse. Longueuil, Saint-Lambert et Montréal-Sud sont particulièrement affectés par ces inondations qui s'expliquent par des pluies, le dégel, un printemps hâtif et la formation d'embâcles. À Sherbrooke et Saint-Hyacinthe, où les eaux menacent également de déborder, la population en est quitte pour une bonne frousse.


    1974 - Plusieurs centaines de municipalités du Québec sont touchées par les inondations : plus de 1000 maisons et 600 chalets d'été ont été envahis par l'eau et quelque 7 000 personnes durent être évacuées. Les dégâts ont été estimés à environ 60 millions de dollars. Les dédommagements versés pour dégâts attestés ont été de 21,8 millions de dollars.

    Les inondations ont touché de nombreux cours d'eau dont la Gatineau, l'Outaouais, la Richelieu, le Saint-Laurent, la Châteauguay, la Saint-Maurice et la Chaudière. La Gatineau et l'Outaouais en crue ont causé le plus de dégâts.

    Dès le 16 mai, quelque 40 maisons à Maniwaki avaient été évacuées et la rue principale était sous l'eau. La crue obligea 3 000 personnes à quitter les lieux, plus d'un tiers de la ville étant inondée. L'aide au titre de désastre se chiffra à 2,9 millions de dollars. Les villes et villages plus en aval, comme Wakefield, Chelsea et Pointe-Gatineau, connurent aussi des dégâts considérables.


    1976 - Le 30 mars, le niveau des eaux du fleuve Saint-Laurent et de plusieurs de ses affluents brise tous les records. La crue fait des ravages d'Ottawa à Gaspé. La montée de la rivière des Prairies et de la rivière des Milles-Îles force l'évacuation de 281 familles. Une forte pluie, combinée à la fonte des neiges, cause aussi de nombreux dégâts dans des villes comme Laval où 350 familles sont affectées. Le gonflement des rivières Outaouais, Richelieu et Chaudière entraîne de nombreuses évacuations, forçant la Protection civile à rester sur le qui-vive.


    1987 - Une crue éclair frappa Montréal le 14 juillet 1987. Pendant qu'une pluie torrentielle s'abattait sur la ville et que de violents orages déchiraient le ciel, les réseaux d'égouts étaient incapables d'absorber un ruissellement si soudain et si massif. Une voie rapide en dépression fut recouverte de 3 mètres d'eau et il fallut secourir des automobilistes prisonniers de leurs voitures. Le réseau de transport en commun était complètement désorganisé. Des maisons et des bureaux furent inondés par l'eau qui refluait des égouts, et des milliers de ces propriétés furent privées d'électricité.

    Montréal subissait une vague de chaleur lorsque, le 14 juillet, des orages déversèrent plus de 100 millimètres (mm) de pluie. Une station météorologique à l'Université McGill mesura 86 mm de pluie en une heure. On mesura également des précipitations records de 100 mm au parc Lafontaine, de 92 mm au Jardin botanique et de 99 mm à l'aéroport de Dorval. Des vents puissants accompagnaient les orages, déracinant de gros arbres et renversant des lignes électriques.


    1996 - Déluge du Saguenay.


    2003 - Inondations majeures dans la région des Bois-Francs au Québec.


    2011 -  Inondations historiques en Montérégie.


    Sources: Environnement Canada, Ville de Saint-Georges-de-Beauce, Jean Provencher, La Presse, Canada-Français, La Patrie, TVA Nouvelles, Journal de Montréal,

    Montréal. C'était il y a 375 ans.

    Montréal. C'était il y a 375 ans.

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  5/01/2017 10:08:00 PM

    Tableau représentant l'arrivée
    des Montréalistes
    Il y a 375 ces jours-ci, un groupe de pionniers partait de Québec pour remonter le fleuve Saint-Laurent et fonder une nouvelle mission: Ville-Marie. Ce qui reste de l'oeuvre de Paul de Chomedey et de Jeanne Mance est aujourd'hui une ville ouverte sur le monde dont la diversité n'est plus à faire.

    par Alexandre Gagné

    Le 17 mai, Montréal va commémorer cet anniversaire de fondation, mais l'histoire avait commencé bien avant cette date...quelque mois plus tôt.

    Voici donc, bien modestement, mon récit de cette « fondation de Montréal » pour marquer cet événement majeur de notre histoire.



    Montréal. Des solutions pour contrer la malpropreté

    Montréal. Des solutions pour contrer la malpropreté

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  4/30/2017 03:54:00 PM

    Comment faire de Montréal une ville propre ? Au lendemain d'un constat dressé sur l'état de la rue Masson, quel bilan faut-il dresser et quelles solutions mettre en place ? Début de réponse.

    par Alexandre Gagné

    Forum, 29 mars 2006, p. A18
    La malpropreté constatée sur la rue Masson dans le quartier Rosemont n'est pas un phénomène nouveau. On pourrait presque dire qu'elle est aussi généralisée à plusieurs arrondissements de la métropole. Déjà en 2006, j'évoquais la question dans une tribune du quotidien La Presse (voir ci-contre) au point où on peut se demander si Montréal a déjà été propre.

    Quelles sont les sources du problème ?

    Manque de civisme

    Il y a le manque de civisme des citoyens et en particulier des fumeurs. Les mégots de cigarette sont un fléau dans la métropole où on ne retrouve pas de cendriers dans l'espace public. Le dépôt de déchets et débris en bordure des rues est aussi une attitude qui vient amplifier la malpropreté surtout les jours où aucune cueillette des ordures ménagères n'est à l'horaire.

    ++ Lire aussi: Ramassez-vous ! - François Cardinal dans LaPresse+

    Solution: Une campagne de sensibilisation dans le quartier. Multiplier les journées du «Grand nettoyage» pour mobiliser la population locale (corvée citoyenne). Inciter les commerçants à entretenir le trottoir devant leur établissement. Augmenter le nombre d'employés municipaux pour nettoyer la rue balai à la main.

    Les poubelles

    Les poubelles urbaines sont petites. Quand la Ville a réduit le nombre de ramassage des ordures ménagères pour faire plus de place à la récupération et au compostage, les citoyens ont commencé à déposer leurs ordures dans des petits sacs qu'ils déposent ensuite dans les poubelles du coin de la rue. Conséquence: les poubelles débordent fréquemment.

    Au surplus, dans plusieurs secteurs fréquentés, les poubelles ne sont pas vidées à un rythme régulier. Dans le Vieux-Montréal notamment, plusieurs travailleurs du secteur ont relevé l'an dernier des cas où les poubelles n'avaient pas été vidées pendant plusieurs jours sous l'oeil étonné des touristes.

    Une solution serait d'installer des poubelles géantes à plusieurs endroits dans les quartiers, comme c'est le cas dans plusieurs pays européens. Ces bacs pourraient permettre aux citoyens d'y déposer les sacs en surplus ou oubliés.



    Les arbres

    Pour encourager à la propreté, il faut un environnement propice au beau. L'absence d'arbres et de végétation sur certaines artères, comme constaté sur la rue Masson, ne permet pas de créer un bel environnement où la population sera incitée à «faire attention» au milieu.

    Solution: procéder à la plantation d'arbres dans tous les espaces prévus et au remplacer les arbres chétifs, malades et cassés. Sur la rue Masson, de trop nombreux espaces sont vides et deviennent des cendriers à ciel ouvert.


    Chaussée et trottoirs

    Dans Rosemont, l'arrondissement procède actuellement à la réfection de plusieurs petites rues. Les trottoirs et la chaussée sont refaits à neuf. Belle initiative. Malheureusement, c'est l'artère principale qui devrait être refait en premier. Or, cette artère relève de la ville centre, du maire Coderre. Voilà l'un des problèmes de Montréal. On retape trop souvent les petites veines alors que les artères, vitales pour la santé économique et sociale, sont abandonnées. Encore en 2017, la politique du «bout d'asphalte» prend trop de place.

    Rêve: retaper la rue Masson pour en faire une vaste place publique sans voiture, hiver comme été. L'endroit pourrait accueillir davantage de terrasses et d'espace de repos. Un service de navette en véhicule électrique, comme cela existe en Europe, pourrait y circuler pour les déplacements locaux. Quant au stationnement, la construction d'un parking à étages permettrait aux locaux de s'y garer et aux visiteurs/consommateurs d'autres quartiers de venir sur Masson facilement.

    Mobilier urbain

    Enfin, le mobilier urbain doit être repensé. Bacs à fleurs, supports à vélo, poubelles, poteaux de luminaire doivent avoir un design qui ne permet pas l'accumulation de déchets et qui limite l'espace pour les graffiti.

    L'an dernier, rue Masson, une initiative louable a consisté à utiliser le bois des frênes abattus atteint par l'agrile pour concevoir des bancs et bacs à fleurs. Or, ces installations ont été déposées sur le trottoir et il a fallu plusieurs semaines avant des fleurs ne soient plantées. Comme le bois n'avait pas été traité ou teint, les bancs ont noirci ne donnant pas un joli coup d'oeil.

    Conclusion

    Bref, les citoyens ont une grande part de responsabilité dans l'instauration d'un environnement propre. Par contre, l'administration municipale a le devoir de créer les conditions gagnantes. Or, actuellement, à la lumière d'une balade rue Masson, il appert que les conditions «minimales» ne sont pas au rendez-vous.

    Dans le contexte actuel, sans une mobilisation de tous, la situation n'est pas appelée à s'améliorer...


    Montréal. La rue Masson laissée-pour-compte ?

    Montréal. La rue Masson laissée-pour-compte ?

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  4/30/2017 01:03:00 PM

    La rue Masson, dans le quartier Rosemont à Montréal, n'est pas à son meilleur. Le désengagement des pouvoirs publics et le manque de civisme des citoyens rendent le secteur commercial de moins en moins attrayant pour les résidents. L'entretien de la rue est déficient et la propreté n'est pas au rendez-vous. Enquête sur le terrain.

    Une chronique urbaine par Alexandre Gagné

    J'habite le secteur du Vieux-Rosemont depuis cinq ans. C'est un retour dans le quartier après y avoir habité la première fois lors de mon arrivée à Montréal en 1999. La rue Masson offre des services de proximité (boulangerie, fruiterie et boucherie) fort intéressants. L'ambiance général de la rue avec les petits cafés et les bars est bonne et les clients semblent toujours plus nombreux.

    Mais voilà, depuis quelques années, l'état de la rue Masson au plan visuel se détériore sous nos yeux. Pour qu'une rue soit vivante, attractive et agréable à fréquenter, il faut un environnement de qualité. Or, celui-ci est de plus en plus laissé-pour-compte.

    Pour en avoir le coeur net et mettre en lumière certains problèmes, je me suis rendu sur la rue Masson. Premier tronçon analysé ce 29 avril 2017, celui entre les boulevards Pie-IX et Saint-Michel. Comme vous allez le voir, la situation n'est pas des plus agréables pour les résidents du secteur.

    Dans ce premier billet, voici la situation brute. Un prochain article fera le bilan et proposera des solutions à mettre en place.

    D'abord, voici le parcours et des photos prises durant la balade.




    La randonnée commence en ce début d'après-midi au coin Masson et Pie-IX. À cette endroit, la rue a été ouverte dès 1914. Masson, c'était Joseph, un riche négociant et, dit-on, le premier millionnaire canadien-français.

    La rue Masson, c'est la ligne 47 du réseau d'autobus de la Société de transport de Montréal (STM). Dès le début de notre parcours, le trottoir à l'arrêt d'autobus est sale. Un carton semble y fossilisé et un débris de métal enserre le poteau.

    Photo: A. Gagné

    Dès le départ, on remarque que la bordure de trottoir est sérieusement endommagée, probablement un usure attribuable à l'équipement de déneigement. On remarque d'ailleurs la présence de gravier, abondamment utilisé cet hiver dans les rues de la métropole.

    Photo: A. Gagné
    Un peu plus loin, on constate que ces grilles utilisées au pied des arbres sont un véritable piège à débris. Les saletés et déchets s'y incrustent facilement et aucun nettoyage n'est effectué. C'est aussi, malheureusement, un endroit de prédilection pour les mégots de cigarette, une plaie sur la rue Masson.

    Photo: A. Gagné
    À proximité du restaurant Chez La Mère, une platebande, certes de propriété privée, manque d'amour.    Les déchets s'y accumulent depuis l'automne dernier.


    Au coin de l'avenue Jeanne-d'Arc, ce balai à neige qui traîne au sol, nous dit que l'hiver a été difficile dans le quartier. 


    En ce samedi, j'ai été étonné de la présence de nombreux déchets au sol alors que le nettoyage de rue par le balai mécanique effectue sa tournée les mardis et jeudis. Mais la chaussée le long de la bordure de trottoir présentant souvent de nombreuses cavités, il devient quasi impossible de tout ramasser.


    En ce samedi après-midi, il est toujours surprenant de voir des poubelles et bacs de récupération à la traîne sur le trottoir. Ici, il s'agit peut-être d'un oubli, mais dans l'espace urbain et sur une rue fréquentée, ce genre d'inattention n'a pas sa place. Ces objets doivent être ramassés après la collecte des déchets.



    En début d'après-midi, des vents forts ont commencé à souffler sur la métropole. En peu de temps, cet arbre devant le 3988, rue Masson, n'a pas résister et s'est cassé. Selon deux résidents du secteur, l'arbre avait déjà été fragilisé par les chenillettes durant l'hiver et visiblement, il avait commencé à pourrir à sa base. 

    Malheureusement, il est fort à parier que cet arbre, comme plusieurs autres, ne sera pas remplacé de sitôt. 


    Un «problème» constaté est celui des saillies de trottoir. L'idée est bonne pour ralentir le trafic et créer un espace urbain agréable. Or, ces aménagements ne sont toutefois pas conçues pour être correctement nettoyée par la machinerie municipale, comme on peut le voir ici. Les balais mécaniques n'arrivent pas à tout ramasser...


    On le verra dans ce reportage, les nombreux bacs à fleurs sur la rue Masson ne sont pas dans un bon état. Leur style est dépassé et plusieurs sont sérieusement abîmés. Ici, comme à d'autres endroits, les bacs accumulent déchets et mégots de cigarette. Au surplus, la végétation commence à s'immiscer dans la structure ce qui risque d'accentuer la détérioration de la structure.


    Voici un autre bac non ramassé. Ces petits bacs légers sont souvent malmenés par les employés de la firme chargée de la collecte. Au surplus, ils sont fréquemment renversés par les bourrasques de vent. On remarquera dans la grille d'égout pluvial un bout de sac papier coincé qui pourrait y demeurer longtemps. 


    Au coin de la rue Charlemagne et Masson. la chaussée, comme à plusieurs autres arrêts d'autobus est abîmée. Mais ce qui choque le plus, ce sont ces nombreux mégots de cigarette au sol. Certes, dirait le maire Croteau, un manque de civisme, mais ici, comme à plusieurs endroits il faudra trouver des solutions à ce fléau. 


    Devant le Marché Ricci, du 3950 Masson, un arbre a été scié à un peu plus d'un mètre du sol. Pas très joli direz-vous. Ce qu'il y a de plus choquant, c'est que cette situation perdure depuis au moins juillet 2016, si l'on se fie aux photos disponibles via Google Street view.

      

    À quelques mètres de la, un sac de ciment est abandonné et s'écoule lentement. Question. Pourquoi n'a-t-il pas été ramassé par le balai mécanique jeudi ?


    Un peu avant l'avenue d'Orléans, cette autre grille aurait besoin d'un bon nettoyage. On y trouve de tout...sauf un ami.

    Tout juste à côté, ce bac à fleur a été visiblement malmené par les employés municipaux. Il a été déplacé par la machinerie. Il est placé tout croche par rapport au trottoir et à la rue. Voici le «scandale urbain» du laisser-aller. Ce bac est croche depuis près de 10 ans sans aucune intervention pour remettre ça beau. Grâce à Google Street view, on remarque qu'en septembre 2007, il était bien parallèle à la rue, mais dès 2009 il est déplacé sur les photos suivantes. Belle incurie.

     

    Cette mode affreuse de placer des briques sur le trottoir a fait en sorte de créer des cavités parfois dangereuses pour les marcheurs. Ici, le trottoir est bombé et la grille légèrement soulevée représente un danger d'accident pour un pied imprudent ou maladroit.


    Quelques mètres plus loin, autre indice que la récupération est passée la veille. Il est très fréquent que les employés de la collecte abandonnent des morceaux en cours de route. C'est un problème à Montréal depuis quelques années avec la réduction de nombre de collecte de déchets de 2 à une par semaine. Il y a une augmentation de la présence des déchets dans les rues et les poubelles urbaines débordent plus que jamais. J'y reviendrai. 


    Ici au coin de l'avenue Bourbonnière, cet autre bac à fleurs est aussi, affreusement, croche et cela depuis bien avant 2009. Visiblement, le souci du détail n'est pas un critère à la Ville de Montréal. 


    Tout juste traversée de l'autre côté de l'avenue, on remarque encore un trottoir présentant des cavités dangereuses sans compter l'étrange bouche d'égout en plein milieu du trottoir, ce qui est fréquent sur cette portion de la rue Masson. Un danger pour les marcheurs...


    Voici un exemple, au coin de la 18e avenue, lié au problème des déchets. Cette poubelle, comme plusieurs sur la rue Masson, dans le quartier, voire à Montréal, se remplie en peu de temps. De nombreux citoyens utilisent les poubelles publiques comme solution de rechange à l'absence de collecte des déchets. De nombreux cas du même genre ont été soulevés par @RueMasson.com et d'autres blogueurs via Twitter.


    Devant le restaurant portugais la Casa Vinho se dressait un bel arbre il y a quelques années, mais à l'automne 2014 l'arbre a disparu pour faire place à un tronc...puis, l'automne dernier à un simple carré de terre. Imaginez. Il a fallu deux ans à la Ville pour enlever le tronc. Devinez combien d'années il faudra pour retrouver un bel arbre ?


    Un peu avant la 17e avenue, on retrouve un autre bac à fleurs. Ses coins sont rongés par le sel et le sol est profondément encrassé. Pas très joli. 


    Au surplus, le piéton qui franchi la 17e avenue doit éviter ce cône orange placé sur une bouche d'égout qui s'est renfoncée dans le sol créant un nid-de-poule. La 17e avenue est l'une des avenues dont la chaussée est l'une des plus abîmée du quartier.


    Un peu plus loin sur Masson, le marcheur doit encore être prudent. Le trottoir n'est pas égal et les bosses constituent des obstacles qu'il doit fréquemment contourner. Pas très intéressant pour les personnes âgées, en fauteuil roulant et les parents avec des poussettes. 


    Ce que j'évoquais plus tôt se confirme encore ici. Cette saillie de trottoir empêche le nettoyage de s'effectuer correctement favorisant l'accumulation de débris organiques et souvent, de déchets.


    Autre coin de rue et autre affreux bac à fleurs déplacé de son socle originel. Encore une fois, la symétrie urbaine est affectée pour notre plus grand malheur. Certes, il y a pire dans la vie, mais on peut rêver de beau pour notre ville. 


    La rue Masson relève de la Ville centre, de l'administration centrale et non de l'arrondissement. La rue est à refaire. La chaussée devient de plus en plus cabossée et les trottoirs sont mal en point. Ici, on a même laissé le gravier pour remplir la cavité. C'est tout dire de l'état des lieux... 


    La crise de l'agrile du frêne fait mal au paysage de Montréal. L'abattage massif de milliers de frêne défigure nos rues. Ici, cet autre espace laissé vacant alors que l'automne trônait encore un bel arbre. La Ville devrait accélérer la plantation des arbres rue Masson pour redonner des couleurs au quartier qui en a bien besoin.


    Au coin de la 15e avenue, un morceau d'asphalte a été tassé sur le trottoir contre l'immeuble. Il est là depuis au moins deux semaines. Je l'observe depuis. Combien de temps faudra-t-il pour le retirer. Un tel morceau qui pourrait servir de projectile. On verra bientôt d'où il provient...


    Devant l'entre de la machine à sous, le bar U-Turn, la chaussée est très endommagée par le passage des autobus de la STM. Aujourd'hui, le robot réparateur de nid-de-poule, a bien colmaté quelques cavités, mais d'ici quelques semaines, la nature aura repris ses droits.


    Devant l'ancienne polyclinique médiale, un autre espace sans arbre. Pourtant en juin 2014, il y avait bien un petit arbre, mais un an plus tard, en mai 2015, ce n'était plus qu'un tronc d'environ un mètre avant que la Ville ne décide de le couper l'été dernier.


    Voilà d'où provient le morceau d'asphalte rencontré plus tôt. Ici, la réparation du trottoir à l'aide de bitume n'a pas tenue le coup. Ces morceaux trônent à cet endroit depuis un mois, selon mes observations. Combien de temps faudra-t-il pour les retirer. À suivre.


    Les vélos abandonnés aux arbres et autres structures urbaines sont un autre fléau dans la ville. Ici, le vélo obstrue le trottoir. À plusieurs endroits, les vélos rouillent en place depuis des années sans qu'ils soient ramassés par la ville. Bien que de nouveaux supports à vélo soient installés depuis l'an dernier rue Masson, il y a encore du travail d'éducation à faire à ce sujet.


    Ces fameuses grilles de fonte sont, à mon avis, la pire invention dans le paysage urbain de proximité. Encore ici, elles agissent comme mini-dépôtoir. Elles ont proliférées ces dernières années dans la ville au point où on peut se demander s'il n'y a pas anguille sous roche. Sur Kijiji, certaines sont revendues 750$ chacune. Un sujet d'enquête pour TVA et Radio-Canada.


    L'an dernier, un coup de vent a cassé cet arbre. Le tronc est encore visible plusieurs mois plus tard laissant une drôle d'impression sur l'état du quartier. Au sol, on remarquera à nouveau la couche de bitume qui a été apposé pour remplacer le béton lors d'une réparation du trottoir.


    Tout juste avant la rue Lafond, cet autre bac à fleurs est endommagé par le temps et les saletés continuent de s'accumuler à sa base.


    Devant ce qui était jusqu'à tout récemment le bureau de Poste Canada, se trouve un arrêt d'autobus. Cette semaine, une couche d'asphalte a recouvert le cratère qui s'y trouvait depuis l'automne dernier. Un (autre) plaque de fonte recouvre un espace prévu pour un arbre. Or, il n'y a jamais eu d'arbres à cet endroit depuis au moins 2007. La plaque par contre, est apparue en 2008, mais on attend toujours l'arbre à cet endroit, presque 10 ans après.


    Ces plaques de fonte enserrent le tronc des arbres. Avec le temps, les arbres prennent du volume et finissent par déplacer les plaques, comme ici au coins de la 13e avenue. Une nouvelle fois, la saillie de trottoir accumule saleté et détritus.



    Autre bac, autre tragédie visuelle. Pendant de long mois, ils accumulent les déchets et mégots de cigarette et sont souvent malmenés par la machinerie durant l'hiver comme ici.


    De l'autre côté de l'intersection, la bordure de trottoir est également effritée et le gravier n'a toujours pas été nettoyé par le balai mécanique.


    Devant le garage automobile, voyez le magnifique agencement du trottoir. Unique à Montréal. Cette bouche d'égout mal placée autour de laquelle le ciment s'effrite et rend la marche désagréable.


    En traversant la 12 avenue, le marcheur se heurte à des débris rocheux et rocailleux en plein centre de la chaussée. On se croirait à proximité d'une carrière. Visiblement, le nettoyage des rues, lancé au début avril, est toujours défaillant dans le secteur.


    À plusieurs endroits le long de la bordure de trottoir, la chaussée est sérieusement endommagée. Pour les cyclistes et les utilisateurs de Bixi, cette situation peut être dangereuse d'autant qu'éviter ces trous implique de se déporter vers le centre de la voie de circulation d'une rue fortement achalandée. 


    Enfin arrivé au boulevard Saint-Michel. Tout juste avant l'intersection, on voit bien ici le difficulté pour le balai mécanique de tout ramasser. La démarcation est net. Les saletés traînent longtemps sur la rue Masson...


    Changeons maintenant de trottoir pour reprendre le chemin en direction EST. Cette fois, voici un bref aperçu de la situation:



    CONCLUSION

    Voilà le triste portrait de la situation de ce 29 avril. Je retournerai plus tard durant l'été faire le même exercice sur ce tronçon. J'envisageais de faire la même visite entre le boulevard Saint-Michel et la rue d'Iberville, mais le constat sera assurément le même pour y circuler fréquemment.

    Quel bilan et surtout quelle leçons en tirer ? Ce sera le sujet d'un prochain billet.


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