Dernières nouvelles...

    Le Carré Saint-Laurent: C'est parti !

    Le Carré Saint-Laurent: C'est parti !

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  19 février

    Via Google Street View
    Avec plusieurs années de retard et de nombreux délais, le projet du Carré Saint-Laurent, en plein coeur de Montréal, verra finalement le jour. Les travaux de démolition des vieux bâtiments sont en cours. Reportage.

    par Alexandre Gagné

    Nous sommes dimanche après-midi rue Sainte-Catherine coin Saint-Laurent. L'endroit a des allures de ville bombardée. Nous ne sommes pas en 1945 et encore moins dans une quelconque rue d'Alep, mais bien en plein coeur de la métropole, sur la «Main», cette rue mythique du Montréal d'antan.


    L'immeuble depuis longtemps abandonné et barricadé de cette intersection vient de passer sous le pic des démolisseurs.

    Photo: A. Gagné

    Une odeur de poussière flotte dans l'air à cet endroit. Le sol n'est plus qu'un amas de gravats et de divers débris. Les travaux de démolition seront visiblement complétés en début de semaine, puis le site sera nettoyé et la construction pourra débuter au début du printemps.

    Vue de l'arrière du bâtiment - Photo: A. Gagné


    Quel projet ?


    Cette une véritable saga qui entoure ce projet de construction. L'affaire débute en 2005, quand la Ville de Montréal lance son grand projet de Quartier des spectacles. L'année suivante, Montréal confie à la Société de développement Angus (SDA) le mandat de construire un immeuble à vocation culturelle au coin de l'historique intersection. Le projet a été concrétisé. C'est le 2-22 qui abrite notamment aujourd'hui la radio communautaire CIBL et différents organismes culturels ainsi qu'un restaurant. 

    Parallèlement, la SDA a acquis tous les lots et bâtiments de l'autre côté de la rue, au nord du Monument national, pour mener à bien un autre projet. Problème, le Café Cléopâtre refuse d'être exproprié. 

    Malgré la négociation, rien à faire. La SDA décide d'aller de l'avant en contournant l'établissement. Le projet, présenté en 2013, devait être mis en chantier en 2014. À ce moment, le gouvernement de Pauline Marois (PQ) voulait y envoyer 700 fonctionnaires du ministère des Relations internationales

    Mais le gouvernement libéral a annulé ce projet quand il a jugé que l'entente intervenue prévoyait une trop forte hausse de loyer pour ces nouveaux bureaux. 

    Retour donc à la case départ.

    Via Google Street View
    Début 2016, un nouveau projet est présenté et une nouvelle entente est conclue pour le transfert des employés gouvernementaux. On annonce que les travaux débuteront en août. 

    Août 2016. Toujours rien. Il faut attendre au 25 octobre, pour que la SDA annonce le lancement de son projet de 115 millions de dollars prévoyant notamment des locaux pour le Centre d'histoire de Montréal. 

    Dès 2019, dit-on, on retrouvera «Les Halls Saint-Laurent», une sorte de petit marché au rez-de-chaussée de l'édifice de 8 étages. 

    Les travaux de démolition devaient se faire à l'automne 2016, mais de nouveaux délais en ont reporté l'exécution. 

    C'est donc cette semaine que le bâtiment évalué à 350 000$ est passé sous le pic des démolisseurs. Quant au terrain, il est évalué à 3,3 millions de dollars à cet endroit. 

    Si tout va bien, en 2019, le nouveau bâtiment sera accessible au public et permettra, peut-être, de donner un nouveau souffle à la vie urbaine dans ce secteur. 

    Votre opinion compte !

    Votre opinion compte !

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  18 février


    Voilà maintenant plus de 5 ans que ce blogue existe. À cette occasion, je vous offre la possibilité de vous exprimer pour faire grandir ces pages.

    Merci de prendre quelques minutes, si vous avez des suggestions !

    Au plaisir !






    Économie: Ce mur qui approche [2/2]

    Économie: Ce mur qui approche [2/2]

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  12 février

    Exemple d'IA forte
    Au début du mois de février, le Québec entier a appris que Montréal est un pôle important de la recherche sur l'intelligence artificielle (IA). 

    De nombreux emplois sont associés à ces recherches, mais les impacts du déploiement d'appareils et d'outils dotés d'IA auront tôt fait de perturber le secteur du travail dans nos sociétés. 

    Le Québec est-il mobilisé pour répondre à ce nouveau défi ? Décryptage.

    par Alexandre Gagné [Deuxième de deux textes]

    C'est à l'occasion du passage du chercheur Yoshua Bengio à  l'émission Tout le monde en parle à Ici Radio-Canada Télé que le Québec a fait connaissance avec l'intelligence artificielle. L'Institut des algorithmes d'apprentissage de Montréal que dirige M. Bengio à l'Université de Montréal va bénéficier d'une subvention de Microsoft d'environ 6 millions de dollars pour la recherche.

    En novembre dernier, Google avait aussi annoncé 4,5 millions au même Institut. L'argent permettra notamment l'embauche de nouveaux spécialistes dans des domaines variés.

    Qu'est-ce que l'intelligence artificielle ?


    Pour faire (très) simple, l'IA est le développement de dispositifs imitant ou remplaçant l'humain dans certaines de ses fonctions cognitives. Concrètement, l'IA s'incarne dans le développement de logiciels implantés dans des ordinateurs ou robots permettant d'interagir avec l'humain.

    En utilisant des données (data) préalablement amassées, l'IA va employer des méthodes de résolution de problèmes à forte complexité logique ou algorithmique pour répondre à des questions précises posées par l'humain. De ces questions, certaines IA vont développer elles-mêmes des capacités d'apprentissage pour améliorer leur efficacité.

    Dans la vie quotidienne, on peut penser que l'intelligence artificielle pourra servir à rendre nos téléphones portables plus «brillants» en étant capable de percevoir les nuances dans nos propos quand nous conversons avec Siri (Apple), Cortana (Microsoft), Alexa (Amazon) ou Jarvis (Facebook).

    Déjà, de tels systèmes sont à l'oeuvre dans le monde. Dans un bureau d'avocats, on pourra désormais analyser des milliers de décisions judiciaires en quelques minutes pour préparer un procès. Dans un bureau médical, le traitement des informations génomiques d'un patient et les résultats de ses analyses  sanguines ou autres pourront être croisés en quelques secondes pour générer un diagnostique et proposer un traitement. Le travail de l'avocat et du médecin sera bouleversé. Imaginer maintenant leur formation. L'IA va bouleverser bien d'autres domaines aussi.

    Actuellement, les recherches sur l'IA se divisent en deux branches: l'intelligence artificielle faible et l'intelligence artificielle forte.


    Quel impact sur l'économie ?

    Plusieurs observateurs intéressés par le développement de l'intelligence artificielle et sa rapide pénétration dans plusieurs sphères de notre économie s'inquiètent du peu de cas que fait la classe politique des conséquences sur le marché du travail de l'arrivée de ces nouveaux outils.

    Via Youtube
    C'est le cas notamment du Dr. Laurent Alexandre, fondateur du site Doctissimo en France et de la firme DNA Vision. Dans une intervention au Sénat français le 19 janvier dernier, il n'a pas mâché ses mots pour lancer un signal d'alerte.

    Le spécialiste de la question estime que pour l'heure, «l'IA forte» ne pose pas un réel danger puisque son développement est encore embryonnaire. L'IA forte est associée aux robots intelligents capables d'apprendre, de créer leur propre langage, de prendre des décisions seuls ainsi que de créer à leur tour leur propre système d'IA. Au final, c'est le scénario du meilleur film de science-fiction.

    Selon Laurent Alexandre, les vraies questions concernent «l'IA faible» et portent sur la gestion, la gouvernance et la régulation de cette technologie dans nos sociétés. L'expert est d'avis que les gouvernements du monde ne s'intéressent pas suffisamment au développement de l'intelligence artificielle et à ses conséquences sur l'économie laissant ainsi le champ libre au GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) en Occident et au BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) en Chine.

    En parallèle au développement de l'IA, les technologies dites du NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) arrivent à maturité, dit celui qui suit ces avancées depuis plusieurs années. Au surplus, indique-t-il, la zone Asie-Pacifique connaît actuellement un développement économique très rapide et des avancées technologiques importantes en raison de politiques plus transgressives et de règles morales, éthiques et philosophiques plus souples.

    L'intervention de Laurent Alexandre au Sénat français

    Via Youtube

    L'économie actuelle


    Il y a quatre grandes caractéristiques à l'économie du 21e siècle, dit Laurent Alexandre.

    1) L'économie est basée sur des technologies exponentielles, les NBIC, donc, dit-il, très imprévisibles.

    2) L'intelligence artificielle va être gratuite en valeur relative face à l'intelligence biologique (de l'humain) et cela aura des conséquences majeures sur le marché de l'emploi car quand il y a un bien gratuit, les substituts «crèves» et les complémentaires voient leur prix augmenter. Ce qui est substitué ici est le travail peu qualifié. Ce qui est complémentaire de l'IA, c'est le travail qualifié dont la valeur va monter.

    3) Nous sommes dans une économie où la zone Asie-Pacifique se croit tout permis sur tous les plans. C'est pour cela qu'il faudra une bonne gouvernance et régulation internationale de l'IA.

    4) La plateformisation. L'IA sort à grand robinet des grandes plateformes (GAFAM) pour des raisons techniques car il faut beaucoup de données pour développer de l'IA.

    Traditionnellement, l'économie comportait essentiellement des entreprises verticales: Nissan fabrique des voitures, Danone du yaourt, Badoit de l'eau, etc. Aujourd'hui, par contre, on constate une horizontalité des métiers avec des conglomérats. Par exemple, Baidu en Chine, qui se lance dans la voiture autonome à partir de l'intelligence artificielle.

    Le spécialiste estime donc que si les gouvernements ne revoient pas rapidement la formation et la reconversion des travailleurs dans plusieurs domaines de l'économie, il y aura une paupérisation accrue dans les sociétés. Un phénomène, dit-il, qui fait craindre des crises sociales qui seront difficiles à gérer pour les États.

    Reportage de France 2 sur la robotisation
    http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/les-robots-vont-ils-mettre-fin-au-travail_2060626.html

    Conclusion


    C'est donc fort de constat qu'on peut se demander comment le Québec se prépare aux changements de l'économie qui s'opèrent en douce. Il y a certes de nombreux rendez-vous d'échanges et des forums sur l'intelligence artificielle au Québec, mais avons-nous les leaders politiques pour gérer le virage en cours, voire la crise de l'emploi à venir ?

    La réforme de l'éducation décriée par les syndicats de l'enseignement visait justement à préparer le Québec à ces changements. Elle a été déployée sans aucun moyen et a été mal expliquée aux enseignants ainsi qu'à la population. Parmi les compétences à développer, il y avait le «questionnement». Apprendre à poser de bonnes questions. Cette «compétence 1» mise de côté par les enseignants est exactement ce qu'il faudra comme habileté pour interagir avec les intelligences artificielles, c'est-à-dire apprendre à poser de bonnes questions pour obtenir de bonnes réponses. Il était là (en partie) le but de la réforme: préparer le Québec au futur.

    Les idéateurs du Renouveau pédagogique ont peut-être été trop visionnaires. Aujourd'hui, par contre, le Québec se retrouve avec une décennie de retard sur l'Asie. Un écart qui sera bien difficile à rattraper... Il est là le grand mur qui nous attend.

    ++ Lire aussi: Économie: Le Québec va-t-il frapper un mur [1/2]

    Économie: Le Québec va-t-il frapper un mur ? [1/2]

    Économie: Le Québec va-t-il frapper un mur ? [1/2]

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  12 février

    L'emploi fait la manchette
    Alors que le XXIe siècle est commencé depuis déjà 17 ans, le Québec, toujours à la traîne, se questionne toujours et commence à peine à chercher des pistes de solution pour éviter de frapper ce grand mur qui pointe à l'horizon et qui se rapproche à vitesse grand V. Analyse.

    par Alexandre Gagné  [Premier de deux textes]

    Cette semaine, Ottawa et Québec ont publié les chiffres de l'emploi. De beaux résultats. De belles manchettes aussi dans les médias. Mais une fine analyse des données nous montre qu'il y a peut-être un autre portrait de la situation...qu'on ne veut pas voir.

    Selon Emploi Québec, l'emploi a augmenté au Québec en janvier pour un septième mois consécutif. On parle, pour le mois dernier, d'une hausse de 3 400 emplois. Si ce chiffre a de quoi faire bomber le torse du gouvernement libéral, c'est plutôt un drame silencieux qui se joue sous nous yeux. 

    En fait, on regardant de près les statistiques, on constate que la hausse de l'emploi a été essentiellement le fait de l'emploi à temps partiel (+ 9 000 emplois) alors que celui à temps plein a plutôt chuté. Un recul de 5 600 emplois en un mois.

    Répartition de la population québécoise en janvier 2017
    Source: Emploi Québec, ISQ, Statistique Canada

    Voilà le problème. On assiste globalement à une précarisation de l'emploi au sein des travailleurs québécois et dans plusieurs cas à un découragement au point de ne plus chercher du travail. Emploi Québec indique d'ailleurs que la population active a chuté de 11 200 personnes le mois dernier. 

    Les données montrent aussi un recul de l'emploi chez les femmes ( -1 500) ainsi que chez les 65 ans et plus. Dans ce cas précis, la chute est importante. On parle de -7,3%, soit 10 800 emplois. On peut se demander si les mesures fiscales encouragent actuellement les retraités à demeurer sur le marché du travail. Pour plusieurs d'entre eux, travailler devient rapidement un fardeau fiscal où l'impôt et la réduction des pensions sera au rendez-vous.

    Tirer (encore) la sonnette d'alarme


    Pour le moment, que fait le gouvernement ? Bien peu alors que la maison commence à brûler. Sur le quai, il regarde le train passer. J'ai déjà évoqué ici sur ce blogue le retard du Québec à se préparer aux changements déjà en marche. Avec le vieillissement accéléré de la population, la province et les municipalités tardent à se mettre au travail sur la question des services et de l'emploi. De nombreux postes seront à combler dans de nouveaux secteurs d'activité et la formation n'est toujours pas disponible. 

    Il y a un an quasi jour pour jour, le Conseil du patronat appelait l'État québécois à passer en «deuxième vitesse» pour accélérer les changements. 

    Cette fois-ci, c'est autour du président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitaine d'agiter un signal de détresse. Dans une lettre ouverte publiée dans LaPresse+, Michel Leblanc rappelle que le monde est entré dans une période de révolution technologique qui « obligent les entreprises à prévoir de nouveaux métiers nécessitant l'appropriation de nouveaux savoirs et le développement de nouvelles habiletés »

    Pour Michel Leblanc il y a « urgence d'agir » pour planifier les besoins futurs en main-d'oeuvre. À l'occasion d'un sommet sur la main-d'oeuvre la semaine prochaine, il appelle les ministères à mettre en place les conditions gagnantes pour y arriver.  Il en va, dit-il, du « positionnement du Grand Montréal sur l'échiquier mondiale de la quatrième révolution industrielle ».

    Sans un virage technologique adéquat, la province pourrait bien du mal à combler des milliers d'emploi dans de nouveaux domaines faute de travailleurs qualifiés. Avec la disparition anticipée de nombreux types d'emplois, la formation continue est plus que jamais essentielle.

    Miser sur l'éducation


    « On jugulera le chômage et l'inégalité en aidant nos systèmes éducatifs à évoluer aussi vite que les technologies et à anticiper les besoins futurs des entreprises », affirme le professeur de stratégie à HEC, Xavier Fontanet dans le journal Les Échos du 2 février dernier.

    Le professeur cite en exemple les bons résultats obtenus par la cité-état de Singapour qui, depuis l'an dernier, accord à tous les citoyens de 25 ans et plus un droit annuel de formation d'environ 700$. De cette façon, l'État valorise la formation continue qui fait tant défaut dans nos sociétés occidentales.

    Le gouvernement de Singapour « serait-il en train de prendre tout le mode de vitesse en faisant évoluer son enseignement supérieur vers un système de formation permanente à la carte ? », se demande M. Fontanet.

    Avec la transformation de la société et des besoins en matière de main-d'oeuvre, il est plus que jamais nécessaire d'avoir un signal clair de la part de l'État québécois pour valoriser la formation professionnelle et la formation continue faute de quoi, sous la pression de certaines organisations syndicales peu portées aux changements, le Québec pourrait bien frapper ce grand mur...

    TÉLÉVISION: Ce que vous avez raté...

    TÉLÉVISION: Ce que vous avez raté...

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  08 février

    Voici une sélection de reportages que vous avez peut-être raté, ce mercredi 8 février. C'est un nouveau format que je tente ici sur ce blogue. Je vous proposer de retrouver des «topos» qui ont attiré mon attention et que vous devriez regarder sans détour.

    Une chronique d'Alexandre Gagné

    DANS MA RUE
    La chaîne publique française France 2 propose à compter d'aujourd'hui un nouveau rendez-vous dans son journal télévisé. Il s'agit d'une chronique politique appelée «Dans ma rue». On y retrouvera le pouls de Français de la rue d'ici à l'élection présidentielle.

    Dans ce format, la journaliste, Maryse Burgot, part à la rencontre des gens pour connaître leurs conditions de travail et de vie et parler de la campagne électorale. Alors que de nombreux observateurs ont accusé les médias américains d'avoir délaissé la population, il faut reconnaître que l'initiative de France 2 est bienvenue. À quand un tel format au Québec ?


    via France 2 - 8 février 2017


    UNE PUCE SOUS LA PEAU
    Les Européens s'intéressent beaucoup aux nouvelles technologies dans les bulletins de nouvelles. Ici, dans cet autre reportage de France 2, on aborde un nouveau phénomène: l'incrustation d'une puce électronique sous la peau dans certaines entreprises. Ce qui relevait de la science-fiction est désormais une réalité. Demain est déjà à nos portes.


    via France 2 - 8 février 2017


    LA CRISE DES MIGRANTS
    Elle retient moins l'attention dans les médias nord-américains, mais la crise des migrants est loin d'être terminée en Europe. Dans cette enquête, on découvre comment les migrants sont confinés aux portes de l'Europe en Serbie. La frontière serbo-hongroise est bloquée par un mur et les migrants se retrouvent à vivre dans des conditions épouvantables. Un document à voir.


    via France 2 - 8 février 2017


    VISITE AU CHÂTEAU
    Enfin. pour les amateurs d'histoire, voici un reportage qui vous fera découvrir un château oublié près de Prague, en République tchèque. Un reportage signé TF1.


    via TF1 - 8 février 2017







    Islande: 4 volcans menacent d'entrer en éruption

    Islande: 4 volcans menacent d'entrer en éruption

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  07 février

    L'augmentation de l'activité sismique autour de quatre volcans d'Islande fait craindre une série d'éruptions qui pourraient entraîner à nouveau des conséquences graves pour l'aviation civile internationale. Le point.

    par Alexandre Gagné

    La mise en garde vient du géophysicien islandais Páll Einarsson. Dans une entrevue avec un site de surveillance de l'activité volcanique en Islande, le spécialiste affirme que la recrudescence de l'activité autour de quatre volcans laisse présager rien de moins qu'une éruption prochaine.

    Le volcan Katla est le plus actif des quatre. Une activité, dit-on, jamais vu depuis quatre décennies. «Katla est agité depuis cet automne», indique le spécialiste.

    Les autres volcans sous surveillance sont l'Hekla, le Grímsvötn et le Bárðarbunga.

    Le monstre Katla


    C'est le volcan le plus redouté d'Islande. Depuis 1977, le volcan n'avait pas montré de signes aussi clair de réveil que ceux constatés depuis l'an dernier. Ce volcan entre généralement en éruption tous les 80 ans ou deux fois par siècle. La dernière fois, c'était en 1918...il y a donc 99 ans. Katla a donc largement dépassé sa période normale d'éruption.

    En 1918, le volume de cendres dégagés a été évalué à 700 millions de mètres cubes. Ce qui est particulier, c'est que ce volcan est situé sous un glacier. Quand le magma remonte, puis fait fondre la glace, c'est l'éruption cataclysmique. L'explosion est alors considérable. La fonte du glacier avait d'ailleurs provoqué, au siècle dernier, le détachement de plusieurs icebergs qui ont été ensuite emportés vers l'Atlantique par les inondations.

    Les autorités ont à l'oeil le volcan. Des mesures sont en place pour rediriger le trafic aérien et alerter la population de Reykjavik, la capitale, qui ne se trouve qu'à 40 kilomètres.

    L'imprévisible Hekla


    L'autre volcan «sous surveillance» est l'Hekla bien qu'il soit, en vérité, bien difficile de «monitorer» son activité. Ce volcan est d'une très grand imprévisibilité. Depuis l'an 874, il est entré en éruption à plus de 20 reprises.

    Sa dernière éruption remonte à février 2000. Les signes avant-coureurs d'une éruption de l'Hekla apparaissent bien souvent peu de temps avant son explosion. Ce fut particulièrement le cas en 1991 quand les vulcanologues ont enregistré les premières secousses que 30 minutes avant l'éruption.

    Depuis 1970, son cycle d'éruption était d'environ une explosion tous les dix ans. Une éruption était annoncée pour 2011, mais ce ne fut pas le cas, ce qui explique l'inquiétude actuelle autour de l'Hekla.

    Les frères glaciaires


    Les deux derniers volcans, le Grímsvötn et le Bárðarbunga, sont également sous la loupe des experts car les dangers qu'ils posent sont non négligeables. Les deux sont situés sous une calotte glacière et une éventuellement éruption pourrait provoquer une expulsion importante de cendres et de glaces dans l'atmosphère. Certains experts redoutent notamment que le Bárðarbunga ne provoque un chaos encore plus important que ce qu'avait entraîné Eyjafjöll en avril 2010.

    Malgré une hausse de l'activité sismique autour de certains volcans, il demeure pour les vulcanologues quasi impossible de prévoir précisément une éruption. La question n'est donc pas de savoir s'il y aura une éruption, mais surtout quand. À cette question, bien peu d'experts pourront vous répondre...

    L'attentat oublié de 1984 à Montréal

    L'attentat oublié de 1984 à Montréal

    Publié par Alexandre Gagné  |  à  31 janvier

    La Presse - 4 sept. 1984
    L'attentat commis à Québec dimanche soir a été l'occasion pour la presse québécoise de dresser une liste d'événements similaires survenus dans la province au fil de l'histoire. Un des événements a été oublié. Retour en arrière.

    par Alexandre Gagné

    1984. Une grosse année au Québec. C'est d'abord l'année des Jeux olympiques d'hiver de Sarajevo où le Québécois Gaétan Boucher remporte 3 médailles, dont 2 d'or en patinage de vitesse.

    C'est aussi l'année où, le 29 février, Pierre Trudeau annonce qu'il va démissionner, le 30 juin, comme premier ministre du Canada. 1984, c'est l'année des commémorations au Québec et en France du 450e anniversaire du premier voyage de Jacques Cartier en Amérique.

    Il y a aussi cet événement tragique du 8 mai 1984 qui n'a jamais été oublié lui: la fusillade de l'Assemblée nationale commise par Denis Lortie, ce caporal des Forces armées. Son geste a fait trois morts et 13 blessés. Un attentat évoqué fréquemment dans la presse encore aujourd'hui.

    1984, c'est l'année du premier spectacle du Cirque du Soleil et d'une médaille d'or en plongeon pour Sylvie Bernier aux JO de Los Angeles.

    Puis, arrive cet événement oublié.

    Le 3 septembre 1984, une semaine avant le voyage du pape Jean-Paul II au Canada, un attentat à la bombe fait trois morts à la Gare centrale de Montréal. Le cerveau de l'affaire et auteur du geste est un certain Thomas Bringham, 65 ans, un Américain de l'État de New York qui souffrait de troubles mentaux et qui, mécontent de la visite du pape au Québec, avait lancé une série de menaces.

    Le quotidien La Presse a couvert cet attentat:

    Cliquez sur l'image pour agrandir et lire

    Cliquez sur l'image pour agrandir et lire

    Ce 4 septembre 1984, c'est jour d'élections au Canada. L'attentat de Montréal sera occulté par le balayage des Conservateurs mené par nul autre que Brian Mulroney. N'empêche, l'attentat restera gravé dans la mémoire de ceux qui l'ont vécu:

    Cliquez pour agrandir et lire


    À l'automne de 1984, ce fut également le premier voyage dans l'espace de Marc Garneau et la sortie de La Guerre des tuques du regretté André Melançon. C'est aussi, le 1er novembre, la disparition du jeune Sébastien Métivier, le plus jeune enfant disparu jamais retrouvé dans notre histoire. 1984, ce fut aussi la retraite de Guy Lafleur.

    Le temps passe. Le temps file.

    Le Québec vit des moments heureux, mais aussi des drames. Certes, il y a devoir un de mémoire. Mais surtout, il y a un devoir d'agir, d'éduquer et de prévenir pour que plus jamais un proche, un ami, une connaissance ne fasse les «mauvaises» manchettes...



    Répondez à des sondages et gagnez de l'argent!

    Le temps à Montréal...

    National

    par AG. Fourni par Blogger.

    ABONNEZ-VOUS !

    Suivez-moi!

    Copyright © 2013 Alexandre Gagné. WordPress Theme-junkie conversion par BloggerTheme9
    back to top